octobre 2026
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Trop lourd et trop irrégulier

Expertise / construction de portails

L’objet du litige était un portail coulissant motorisé autoportant constitué d’une structure en tubes d’acier. Malheureusement, le système d’entraînement ne fonctionnait pas. L’expert a dû trouver la cause du dysfonctionnement et déterminer les coûts de la réfection.


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Largeur de passage libre du portail contesté : 6,20 m, longueur : 9,10 m. Le vantail mesurait 9,31 m x 1,32 m.
Largeur de passage libre du portail contesté : 6,20 m, longueur : 9,10 m. Le vantail mesurait 9,31 m x 1,32 m.

 

Expertise / construction de portails

Trop lourd et trop irrégulier

L’objet du litige était un portail coulissant motorisé autoportant constitué d’une structure en tubes d’acier. Malheureusement, le système d’entraînement ne fonctionnait pas. L’expert a dû trouver la cause du dysfonctionnement et déterminer les coûts de la réfection.

Texte et photos : Frank Kammenhuber, ing. dipl. en architecture 

La largeur de passage libre du portail était de 6,20 m et sa longueur de course de 9,10 m. Le vantail mesurait 9,31 m de long et 1,32 m de haut. L’expert n’a pas pu mesurer l’épaisseur de paroi des profilés, mais a retenu une épaisseur minimale d’après les conditions statiques et a estimé le poids du vantail, y compris la crémaillère, les profilés des galets de roulement et les tôles pliées des galets de guidage supérieurs, à environ 500 kg.
L’entraînement à moteur électrique était conçu comme un entraînement à impulsions, qui s’arrête ou inverse automatiquement son sens de marche en cas de résistance. La transmission était assurée par une crémaillère montée dans le longeron inférieur du cadre de vantail. Le vantail coulissait dans un rail à galets, via deux supports équipés chacun de deux galets en polyamide sur roulements à billes. En haut, le vantail était maintenu par trois galets de guidage fixés à des piliers en tube carré d’acier. Le rail à galets sur le socle n’était disponible qu’en longueurs allant jusqu’à 6 m et était donc assemblé dans le tiers arrière. Le joint des profilés présentait un décalage. Outre l’entraînement moteur à arrêt ou inversion automatique du sens de marche en cas de résistance, une barrière photoélectrique était installée sur le socle comme dispositif de sécurité.

Le vantail coulissait dans un rail à galets, via deux supports équipés chacun de deux galets en polyamide sur roulements à billes.
Le vantail coulissait dans un rail à galets, via deux supports équipés chacun de deux galets en polyamide sur roulements à billes.

 

Respect des règles

Le fonctionnement automatique du portail ne marchait pas, le moteur s’arrêtait en cours de route. Le portail ne pouvait donc être actionné que manuellement, ce qui nécessitait un effort considérable. On remarquait d’une part une résistance des galets dans le rail, au niveau du joint des profilés du rail à galets. D’autre part, le bruit important émis par les galets de roulement témoignait d’un fort frottement dans le rail.
Le portail est soumis à la directive Machines européenne et doit satisfaire à la norme SN EN 13241+A2. En général, on utilise des kits prêts à l’emploi de fabricants industriels, testés et homologués pour répondre aux propriétés requises (ici, ouverture sécurisée et forces d’entraînement).
Dans le cas présent, il s’agissait toutefois, selon la confirmation de commande, d’une « commande spéciale » et non d’un produit industriel complet en kit prêt à l’emploi avec vantail, guidage mécanique, entraînement avec commande et dispositifs de sécurité. Il fallait donc fournir les justificatifs individuels correspondants. Or ceux-ci n’existaient pas, à l’exception d’une « déclaration de conformité simplifiée » du fabricant de l’entraînement. Le portail réalisé ne disposait donc pas de la certification requise par les autorités de contrôle des constructions. L’expert a toutefois constaté que les dispositifs de sécurité (moteur à impulsions et barrière photoélectrique) et le réglage des forces d’entraînement étaient conformes, compte tenu de la résistance au roulement du vantail.

Le bon entraînement

Il ressort de la fiche technique du fabricant de l’entraînement que ce dernier était homologué pour un poids de vantail maximal de 400 kg. Le poids effectif du portail dépassait ainsi d’environ 100 kg le poids autorisé. La longueur maximale autorisée de 8 m a également été clairement dépassée. Au final, l’entraînement utilisé n’était pas certifié pour les conditions existantes.
Les défauts de fonctionnement constatés du portail provenaient de la surcharge de l’entraînement ou de l’arrêt automatique dû à la résistance au roulement trop élevée. Cette résistance excessive provenait, elle, du décalage de hauteur au niveau du joint du rail à galets et de la surcharge des galets due au poids trop élevé du portail. Les documents n’ont pas permis de déterminer si les supports à galets utilisés étaient en principe adaptés à l’utilisation prévue ou s’ils n’étaient tout simplement pas posés et alignés avec précision. Mais le portail était indubitablement trop lourd.
Dans tous les cas, il y avait un défaut de construction et d’exécution, imputable ni à l’usage ni à un acte de vandalisme. Le portail n’était donc pas utilisable.

Le rail à galets sur le socle n’était disponible qu’en longueurs allant jusqu’à 6 m et était donc assemblé. Ce joint de profilé présentait un décalage.
Le rail à galets sur le socle n’était disponible qu’en longueurs allant jusqu’à 6 m et était donc assemblé. Ce joint de profilé présentait un décalage.

 

Conclusion : améliorer

Pour ce poids de vantail, l’expert a recommandé d’utiliser un moteur plus puissant avec une homologation allant jusqu’à 600 ou 800 kg. Il fallait réaliser des fondations et adapter la ligne d’alimentation électrique en conséquence. Il fallait en outre adapter soit la hauteur de l’arbre du nouvel entraînement à celle de la crémaillère sur le vantail, soit la crémaillère elle-même. Dans tous les cas, le vantail du portail devait être relevé et aligné par rapport à l’entraînement motorisé.
Le bon fonctionnement des supports à galets devait être examiné séparément avant la réfection. Cela pourrait être fait avec le relèvement du vantail lors de l’alignement du nouvel entraînement. On en a donc conclu qu’il suffisait d’aligner les supports à galets existants, voire de les remplacer éventuellement avec le rail de roulement.
Il fallait ensuite mettre l’installation en service et établir une déclaration de conformité avec certificat CE en tant que construction spéciale composée de différents modules.
Pour la réfection de l’installation, l’expert a calculé des coûts nets de CHF 10 333.– (y compris le renouvellement du mécanisme). Si seul un alignement du mécanisme existant était nécessaire, les coûts s’élèveraient à CHF 7650.– nets. ■

Le recueil des directives techniques de construction métallique – technique de construction (ch. 2.23) contient des informations importantes sur les « portes ».

Évitez les sinistres à l’aide du recueil en question. Le recueil des directives techniques est disponible sur www.metallbaupraxis.ch .