« C’est cette main-d’œuvre qualifiée qu’il nous faut pour participer activement à la transformation technologique et écologique de la construction. »
Profiter du progrès, assumer ses responsabilités !
Nous démarrons l’année avec un nouvel élan et, dès janvier, le salon Swissbau de Bâle occupera nombre d’entrepreneuses et d’entrepreneurs.
Outre de nombreuses informations techniques, ce salon spécialisé offre également une plateforme idéale pour échanger avec les partenaires de la branche. Il met l’accent sur l’évolution du secteur de la construction : plus durable, plus numérique et plus interconnecté. C’est précisément là que réside pour nous l’une des principales opportunités pour les années à venir.
Les thèmes abordés dans ce numéro le soulignent clairement. La délicate façade en verre et métal de la « Haus zum Falken » à Zurich (page 4) ou le projet de recherche de Pascal Joos (page 10) mettent en avant des matériaux et principes de construction innovants. Ils montrent que le métal et le verre peuvent marquer les espaces urbains en termes d’esthétique, d’efficacité énergétique et de durabilité. L’article en page 22 sur le verre praticable et l’expertise sur les problèmes de dilatation linéaire (page 26) illustrent que la précision, le respect des normes et les connaissances techniques détaillées restent décisives pour garantir à long terme la qualité de la construction et la sécurité.
Parallèlement, de nouvelles questions systémiques nous préoccupent : comment gérer les exigences croissantes en matière de protection du climat, d’économie circulaire et d’efficacité des ressources ? La réutilisation et le recyclage se normalisent. Le métal présente ici des avantages évidents : recyclabilité élevée, qualité stable et possibilité de démonter et de réutiliser des éléments de construction. Mais la branche fait aussi face à des défis : nous devons continuer à développer les processus et les justificatifs pour pouvoir exploiter pleinement ces potentiels.
Notre article sur la construction en acier, page 19, consacré aux nouvelles rampes pour terrasses enneigées des Chemins de fer rhétiques (en allemand) démontre que des solutions d’ingénierie exigeantes peuvent fonctionner dans des conditions extrêmes, alliant robustesse, durabilité et rentabilité.
La formation de notre relève reste en outre essentielle. La nouvelle enquête coûts-bénéfices de l’IFFP le confirme : l’apprentissage en vaut la peine, pour les entreprises et pour l’avenir de notre profession. Un bénéfice net de plus de 4500 francs par année d’apprentissage prouve la solidité économique de la formation duale. Mais surtout, l’étude montre la pertinence des compétences enseignées. C’est cette main-d’œuvre qualifiée qu’il nous faut pour participer activement à la transformation technologique et écologique de la construction.
2026 sera une année d’opportunités pour notre branche : de nouvelles technologies, de nouveaux matériaux et de nouvelles exigences nous offrent une marge de manœuvre créative. Exploitons-la avec cet esprit d’innovation qui a toujours caractérisé notre matériau.
Je vous souhaite un excellent début d’année et une lecture inspirante. ■