Formation
Nouvelles bases pour la formation des aides-constructrices métalliques et aides-constructeurs metalliques AFP
Avec la révision de la formation professionnelle initiale d’aide-constructrice métallique AFP / aide-constructeur métallique AFP, la formation sera résolument orientée vers les compétences opérationnelles dès 2026. Lors de plusieurs séances d’information régionales, Metaltec Suisse a informé la branche sur les nouvelles bases de formation, les cours interentreprises adaptés, la nouvelle grille horaire de l’école professionnelle, la collaboration entre les lieux de formation et la procédure de qualification.
Avec l’entrée en vigueur, au 1 er janvier 2026, de l’ordonnance sur la formation professionnelle initiale et du plan de formation révisés pour la formation professionnelle initiale d’aide-constructrice métallique AFP / aide-constructeur métallique AFP, la formation professionnelle initiale de deux ans entre dans sa phase de mise en œuvre. Dans le cadre de séances d’information régionales, Metaltec Suisse a informé les responsables de la formation de la branche sur les principales nouveautés, les conséquences pour les trois lieux de formation ainsi que les prochaines étapes.
Les séances ont eu lieu à Lenzbourg, Sursee, Effretikon, Itingen, Thoune, Saint-Gall et Tolochenaz. En raison du faible nombre de contrats d’apprentissage, le canton du Tessin a renoncé à organiser sa propre séance d’information. Les principaux groupes cibles de Suisse alémanique et de Suisse romande ont ainsi pu être informés directement de la nouvelle orientation de la formation.
« La révision met l’accent sur une orientation systématique vers les compétences opérationnelles. »
La révision met l’accent sur une orientation systématique vers les compétences opérationnelles. Selon la logique pédagogique du SEFRI, une personne dispose des compétences opérationnelles requises si elle est capable d’exécuter des tâches et des activités professionnelles de manière ciblée, adéquate, autonome et flexible. La nouvelle formation professionnelle initiale doit permettre aux personnes en formation de maîtriser encore mieux les situations professionnelles de manière pratique, correcte et autonome.
Une nouveauté importante concerne les cours interentreprises. Le concept CIE a été adapté aux nouvelles bases légales ; le nombre de jours de CIE passe à 26. Parallèlement, le dossier des prestations fournies durant les cours interentreprises est renforcé : dans les cours 1, 2 et 5, les prestations des personnes en formation seront documentées au moyen d’un contrôle de compétence. Ces contrôles de compétence seront sanctionnés par des notes et pris en compte dans le calcul de la note d’expérience de la procédure de qualification. Les cours interentreprises acquièrent ainsi une importance encore plus claire dans l’ensemble de la formation.
L’intégration plus complète de qualifications essentielles pour la pratique en entreprise constitue également une nouveauté. Il s’agit notamment des EPI antichute, des plates-formes élévatrices mobiles de personnel ainsi que des chariots élévateurs de catégorie R1, chariots à contrepoids. La formation est ainsi davantage alignée sur les exigences de la branche et sur la sécurité au travail dans la pratique professionnelle quotidienne.
« Le concept CIE a été adapté aux nouvelles bases légales. »
Un objectif central de la révision est l’harmonisation entre les régions linguistiques. Tous les contenus de formation sont coordonnés à l’échelle nationale. Les personnes en formation doivent ainsi acquérir des bases comparables, indépendamment de leur lieu de formation. Pour les entreprises formatrices, les centres CIE et les écoles professionnelles, cela crée une base commune qui renforce la collaboration entre les lieux de formation ainsi que la qualité de la formation.
Les trois lieux de formation continuent de jouer un rôle étroitement coordonné : l’entreprise formatrice demeure le lieu central pour l’application pratique et l’approfondissement des compétences professionnelles. L’école professionnelle transmet les bases théoriques à partir de situations de travail. Les cours interentreprises favorisent le transfert en transformant les connaissances théoriques en actions orientées vers la pratique et en développant les compétences pratiques fondamentales. Cette collaboration entre les lieux de formation est déterminante pour une mise en œuvre réussie.
Le dossier de formation revêt également une importance particulière. Il documente les travaux réalisés, soutient l’accompagnement ciblé des personnes en formation dans l’entreprise et constitue une base importante pour le rapport de formation. Un dossier de formation tenu avec soin apporte de la transparence sur l’état de la formation, le développement des compétences et les progrès d’apprentissage. Il sert également d’instrument de pilotage aux formatrices et formateurs.
Dans la procédure de qualification, le travail pratique reste un élément central. Il est réalisé sous la forme d’un travail pratique prescrit d’une durée totale de 11,5 heures, y compris un entretien professionnel de 30 minutes. Le travail pratique porte sur les domaines de compétences opérationnelles liés à la fabrication, à la retouche et au montage d’ouvrages et d’objets de construction métallique. La note globale se compose du travail pratique, de la culture générale et de la note d’expérience.
« Dans la procédure de qualification, le travail pratique reste un élément central. »
Les séances d’information régionales ont constitué une étape importante de la phase de mise en œuvre. Les participantes et participants ont reçu une vue d’ensemble des nouvelles bases de formation, des documents de mise en œuvre adaptés, des exigences liées aux trois lieux de formation ainsi que des nouveautés de la procédure de qualification. Les séances ont également permis de poser des questions et d’échanger avec Metaltec Suisse, les organisations CIE et les écoles professionnelles.
La mise en œuvre de la formation professionnelle initiale révisée exige l’engagement, la rigueur et une collaboration étroite de l’ensemble des acteurs. Les entreprises formatrices, les organisations CIE, les écoles professionnelles, les cantons et l’organisation du monde du travail (OrTra) contribuent ensemble à une formation proche de la pratique, comparable à l’échelle suisse et tournée vers l’avenir.
Metaltec Suisse remercie toutes les personnes impliquées dans les groupes de travail, les responsables de la formation, les organisations CIE, les enseignantes et enseignants des écoles professionnelles ainsi que les participantes et participants aux séances d’information pour leur engagement. Cette révision constitue une contribution importante au développement de la formation professionnelle initiale dans notre branche et renforce la formation des futures professionnelles et futurs professionnels. ■