janvier 2026
janvier 2026
Abo

Comment les chercheurs recyclent le VFS

Technique/innovations

Le « verre de sécurité » est un thème important : de nombreux fabricants étoffent leur production de verre feuilleté de sécurité (VFS), développent des composites plus fins pour réduire les matières premières et l’énergie utilisées ainsi que le poids dans la construction des façades ou visent des classes de sécurité très élevées. Ce qui doit changer à l’avenir, c’est la facilité de recyclage du VFS.


Connexion

Merci de l’intérêt que vous portez à nos contenus. Les abonnés de la revue spécialisée metall trouveront le Login pour l’accès intégral dans les informations légales de la version imprimée actuelle. Le mot de passe change tous les mois.


Inscrivez-vous maintenant pour lire cet article. Inscrivez-vous pour lire les différents articles et payez très facilement par carte de crédit. (CHF 5.- par article)
En tant qu’utilisateur enregistré, vous pouvez accéder à tout moment à l’article acheté.

Si - en tant que professionnel dans les domaines de la construction métallique, en acier et de façades - vous n’êtes pas encore abonné à la revue spécialisée metall, ne perdez plus une seconde et souscrivez dès à présent votre abonnement ici.

Des débris pour réduire les matières premières et l’énergie utilisées ainsi que les émissions de CO2. Photo : AGC Glass Europe
Des débris pour réduire les matières premières et l’énergie utilisées ainsi que les émissions de CO2. Photo : AGC Glass Europe

 

Technique/innovations

Comment les chercheurs recyclent le VFS

Le « verre de sécurité » est un thème important : de nombreux fabricants étoffent leur production de verre feuilleté de sécurité (VFS), développent des composites plus fins pour réduire les matières premières et l’énergie utilisées ainsi que le poids dans la construction des façades ou visent des classes de sécurité très élevées. Ce qui doit changer à l’avenir, c’est la facilité de recyclage du VFS.

Texte : Marc Everling, Nachhaltige Kommunikation / photos : divers

Les propriétés pare-balles, la protection contre les explosions et autres semblent susciter plus d’intérêt en ces temps difficiles à évaluer et instables, en particulier pour les infrastructures d’importance systémique. Sur mandat de Glasstec, l’auteur a demandé à Steffen Schäfer, directeur technique de l’association Bundesverband Flachglas (BF), et Miriam Schuster, ingénieure et directrice du groupe de recherche Verre et polymères à l’Institut de statique et de construction de l’Université technique de Darmstadt, quel était l’état de la recherche dans le domaine du verre de sécurité.

De nouveaux chiffres

L’association donne un aperçu des nouveaux chiffres du marché des fenêtres et façades : « Alors que les ventes de tous les types de verre reculent depuis 2022, le verre feuilleté de sécurité stagne à un niveau relativement élevé. Une légère hausse des ventes par rapport à l’année précédente est même prévue en 2025. Cela est notamment dû à un intérêt croissant pour la sécurité. »
« Heureusement, les produits en VFS sont préférés sur le marché, en particulier par rapport aux verres de base », explique M. Schäfer. Il estime que les exigences croissantes en matière de rentabilité et de durabilité pour le verre de sécurité représentent l’un des grands défis de l’industrie du verre plat (mais aussi une opportunité) : « Le secteur du verre évolue déjà. Les fabricants utilisent de plus en plus d’énergies renouvelables, préservent les ressources et développent des produits à faible empreinte carbone et des moyens efficaces de boucler leurs circuits. Ils savent que ces investissements leur assureront une bonne position concurrentielle à l’international. »

Développement du recyclage du verre feuilleté de sécurité

La durabilité est désormais aussi un avantage concurrentiel sur le plan économique, mais le VFS est jusqu’à présent dans une position difficile à ce niveau car l’assemblage de ses couches rend son recyclage complexe. Des solutions semblent se profiler, comme l’explique Miriam Schuster, ingénieure et directrice du groupe de recherche Verre et polymères à l’Institut de statique et de construction de l’Université technique de Darmstadt : « Nous étudions de nouveaux moyens de séparer et recycler les verres feuilletés de sécurité, car ils font partie intégrante de l’architecture moderne intérieure et des façades. Alors que le verre est théoriquement entièrement recyclable et que le PVB est en principe un matériau thermoplastique réutilisable, la réalité est décevante. La plupart des vieux éléments en VFS sont broyés et les débris de verre sont transférés dans d’autres industries, par exemple pour la production de laine de verre ou de verre creux. La majeure partie des résidus de PVB est mise en décharge ou incinérée. La séparation du verre et de la couche intermédiaire est le principal obstacle à un véritable cycle de recyclage ou de réutilisation. »
Des chercheurs ont relevé ce défi. Lors de la conférence « CircuClarity One » au salon Glasstec 2024, ils ont présenté des études préliminaires sur un procédé innovant de séparation du VFS par composants, sans bris de verre ni contamination par le PVB. L’objectif est de pouvoir réutiliser ou recycler en circuit fermé des plaques de verre ainsi que de recycler les films PVB.

 

Un procédé de séparation en quatre étapes

1. Réchauffement : les échantillons de verre sont chauffés à env. 170-220 °C, jusqu’à l’apparition de l’effet « Daisy » (formation de bulles dans le film).
2. Séparation mécanique : les verres sont soumis à des contraintes de cisaillement à l’aide d’un dispositif manuel afin de les séparer. Aspect décisif : ceci permet une séparation cohésive de la couche intermédiaire sans endommager le verre.
3. Traitement à l’eau : un traitement thermique dans l’eau améliore la séparation.
4. Peeling : la couche intermédiaire restante est enfin éliminée mécaniquement.

L’étude a porté sur des échantillons fraîchement fabriqués avec différentes structures, différents degrés d’adhérence du PVB (élevé, moyen), différentes teneurs en humidité de la couche intermédiaire (0,32-0,66 %), différents procédés de laminage et, bien sûr, sur des échantillons plus anciens. Différentes températures ont aussi été étudiées lors de la première étape. Résultat : plus la température est basse, plus il faut de temps pour que l’effet « Daisy » se produise. L’adhérence du PVB influence considérablement le processus de séparation lors du peeling (4e étape), mais pas la séparation mécanique (2e étape).
La séparation réussie du VFS permet un recyclage des débris en circuit fermé dans les installations de verre flotté et même leur réutilisation, par exemple sous forme de plaques de verre pour applications secondaires. Miriam Schuster estime toutefois que d’autres étapes sont nécessaires pour une mise en œuvre pratique et industrielle réussie, notamment une analyse approfondie de l’effet « Daisy » lors du réchauffement du VFS, la mise à l’échelle industrielle du procédé de chauffage ou l’automatisation du peeling, l’optimisation des paramètres du processus et une évaluation de la qualité des matériaux après la séparation. Une proposition de recherche correspondante a déjà été soumise en vue d’un développement ultérieur.

Le procédé de séparation permet d’obtenir des vitres intactes et de gros morceaux de film exempts de poussière de verre. Photo : Miriam Schuster, ingénieure, Université technique de Darmstadt
Le procédé de séparation permet d’obtenir des vitres intactes et de gros morceaux de film exempts de poussière de verre. Photo : Miriam Schuster, ingénieure, Université technique de Darmstadt

 

Glasstec 2026

Glasstec 2026, le salon phare permettant des échanges inspirant sur les thèmes d’avenir de la branche du verre, aura lieu du 20 au 23 octobre 2026 à Düsseldorf.
www.glasstec.de   ■